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Les Bouches Du Sable N°6



          Les
BOUCHES
du Sable         
P'tit journal international de proximité!


N°6                                                                                 Paris, Mercredi 12 Mai 2010

Contact : lesbouches@dusabledanslabouche.com


Amuses bouche : édito

Nous sommes en pleine semaine du commerce équitable. Nous ne savons pas bien quoi en penser. Equitable pour qui, message pour quoi ?  Faut-il participer ou non ? Le panorama est opaque, les voix divergentes, le message parfois disgracieux. Les labels se vendent aux multinationales qui veulent eux aussi des parts du gâteau (voir numéro hors série de politis sorti ce mois). Et nous là-dedans, nous qui avons notre petit commerce équitable de proximité hors de tout label… Et bien comme à notre habitude, nous avons décidé de faire dans la proximité. Avec la mairie du 20ème, et le petit magasin « artisan du monde » de la rue Boyer, nous organisons un brunch, dans le parc de Belleville, ou le budget de la mairie pour cet événement d’envergure s’élève à ….200 euros, c’est pour vous dire à quel point nous voyons large ! Et puis la mairie du 20ème a décidé de bosser avec la mairie de Paris pour mettre en place le marché de la consommation responsable…..De biens grands mots, quand on se demande encore s'il faut continuer de consommer. Enfin nous y serons aussi…

Annonces------------------------------------------------------------------

  

- Marché de la consommation responsable le samedi 15 mai de 10h00 à 19h00 Boulevard Richard Lenoir (11e).
- Brunch équitable/durable/et j’en passe du parc de Belleville, le 16 Mai de 11H30 à 17H00
- Si vous voulez recevoir l’annonce de la parution de notre petit journal de proximité, envoyez-nous un mail à lesbouches@dusabledanslabouche.com, avec comme sujet : inscription !


Mise en bouche ------------------------------------------------------------
L’illusion de l’équitable

En un an, le chiffre d’affaire des produits labélisés « commerce équitable » aurait progressé de 45% en France, de 72% au Royaume-Uni et de 166% en Suède ! La grande distribution accapare 93% de ce marché. On aimerait croire à l’avènement des « consommateurs citoyens » et que cette nouvelle donne économique comme l’explique un publi-reportage sur le site de Max Havelaar, « révolutionne » vraiment la vie des familles qui en « bénéficient ». Mais, pressés sans doute de voir un monde meilleur, peu d’acheteurs, même parmi les bénévoles des associations liées aux certificateurs, s’informent sérieusement sur les conditions de production et de commercialisation, sur les prix et marges aux différentes étapes…

Politis, hors-série n°52, Mai-Juin 2010, page 32


Les bouches déliées -------------------------------------------------------
Afrique du Sud

  
A l’ombre des stades fleurit la misère

A cinq semaines du Mondial, les autorités ont fait le ménage pour offrir aux touristes une image policée de la nation “arc-en-ciel.” Les exclus s’entassent dans des ghettos sordides qui rappellent ceux de l’apartheid.

Un adolescent brave les mouches et l’odeur nauséabonde des toilettes extérieures pour chercher de l’eau. L’air absent, il fixe les rangées de taudis en tôle rouillée. Ici, il n’y a pas d’arbre ni le moindre brin d’herbe. Ici, rien ne pousse. Zone de relogement temporaire pour le maire du Cap ou camp de concentration pour ses habitants, vous êtes à Blikkiesdorp ! Ses habitants disent avoir été expulsés de force de leurs anciens logements et installés ici contre leur gré. Pour eux, c’est la faute à la Coupe du monde de football qui aura lieu du 11 juin au 11 juillet 2010. “Ici, c’est une décharge, lance Jane Roberts. Ils ont chassé les gens des rues parce qu’ils ne voulaient pas les voir pendant la Coupe du monde. Maintenant on vit dans un camp de concentration. La police vient la nuit pour nous rouer de coups ! L’Afrique du Sud ne veut pas montrer comment elle traite son peuple. Il n’y a que la Coupe du monde qui compte !”
http://www.courrierinternational.com/article/2010/05/06/a-l-ombre-des-stades-fleurit-la-misere


La France est pingre avec sa jeunesse

Légende
  
De la petite enfance à l'université, dans les investissements et les enjeux éducatifs, la France manque d'ambition pour sa jeunesse. Un mauvais calcul pour l'avenir.

Longtemps en retard en termes d'investissement éducatif, la France a progressivement rattrapé la moyenne des pays de l'OCDE. Mais l'ensemble des dépenses d'éducation, rapporté au produit intérieur brut (PIB), baisse de manière continue depuis le milieu des années 1990. Alors que la fin des années 1980 et le début des années 1990 avaient été marqués par un effort important pour diminuer l'échec scolaire et élever le nombre de bacheliers, les gouvernements qui se sont succédé depuis ont fait une pause. Le niveau de dépenses par habitant, en euros constants, est resté stable, d'où une baisse progressive de la part de la dépense d'éducation dans le PIB.
La décision prise par Nicolas Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite renforce cette tendance dans un pays où les enseignants constituent le principal bataillon des fonctionnaires d'Etat. Ainsi, plus de 30 000 postes d'enseignants ont été supprimés de 2007 à 2010. Des suppressions d'autant plus problématiques que les effectifs des élèves des écoles, et maintenant des collèges, sont orientés à la hausse, du fait du dynamisme de la démographie française. Enfin, les dépenses engagées pour rénover les universités ne peuvent cacher la grande misère de l'enseignement supérieur français et l'insuffisance persistante de l'effort national de recherche.
http://www.alternatives-economiques.fr/l-effort-d-education-est-relache_fr_art_633_49198.html

Bouche à oreille -----------------------------------------------------------
Crise grecque : le pire n'est pas sûr

  
La situation est grave, mais il ne faut pas exclure que la crise grecque se révèle, au final, bénéfique pour l'Europe.

Ce sont les crises qui font progresser l'Europe : c'est toujours dans l'urgence et devant la nécessité qu'on parvient à faire évoluer des textes qui, pourtant, paraissaient jusque-là « gravés dans le marbre », qu'on arrive à remettre en cause des règles et des procédures que des années de négociations intensives n'avaient pas permis de faire bouger. A condition, bien sûr, de résoudre la crise avant qu'elle ne prenne des dimensions catastrophiques et ne menace la construction européenne elle-même.
Cette règle va-t-elle se confirmer une fois encore avec la crise grecque ? Jusqu'à maintenant, c'est plutôt le sentiment inverse qui s'est imposé : à chaque fois qu'une issue semblait se dessiner, elle était remise en cause dans les jours qui suivaient. Au point que l'euro a semblé jusqu'ici de plus en plus gravement menacé. Pourtant, le pire n'est pas encore sûr, et il n'est pas tout à fait improbable, malgré les apparences, que la crise grecque se révèle au final bénéfique pour l'Europe.
http://www.alternatives-economiques.fr/crise-grecque---le-pire-n-est-pas-toujours-sur_fr_art_633_49377.html

La bouche en cœur---------------------------------------------------------
Gabon-Chine

  
Pollution au Gabon : une société pétrolière chinoise épinglée

Addax Petroleum dans le colimateur des autorités
La firme chinoise Addax Petroleum a été jugée responsable de la pollution de la rivière Obangué, à Mandji (Sud-Ouest), dans le département de Ndolou. Le directeur de l’environnement, Louis Léandre Ebobola a sommé le 30 avril dernier, à Libreville, les responsables de cette société pétrolière de réparer le préjudice causé à la nature et aux populations de cette localité du pays. Selon des informations vérifiées, La firme chinoise Addax Petroleum déversait des déchets chimiques, issus de l’exploitation pétrolière dans les lacs artificiels et, les produits par infiltration arrivaient jusqu’à la rivière Obangué qui est la principale source d’eau des localités environnantes.

Selon les mêmes sources, plusieurs espèces végétales et animales touchées par ces produits hautement toxiques seraient en voie d’extinction dans la contrée.

Le directeur général de l’environnement, Louis Léandre Ebobola, visiblement très remonté par cette situation, a demandé aux responsables d’ Addax Petroleum de dépolluer les sites touchés par les déchets chimiques et de mettre en place une véritable politique de protection de l’environnement.

Ce sont des ONG, notamment le WWF et Croissance Saine Environnement, qui avaient déclenché l’affaire, en évoquant des risques de maladies pour les populations villageoises.

http://www.afrik.com/article19660.html
Les bouches cousues-------------------------------------------------------
Sida: tenir les engagements

  

Jean-Paul Moatti, professeur d'économie de la santé, université Aix-Marseille II | Alternatives Economiques n° 291 - mai 2010
En moins de dix ans, des progrès sans précédent ont été accomplis dans la lutte contre le sida. Plus de 4 millions de personnes bénéficient de traitements antirétroviraux efficaces, dont 3 millions en Afrique, continent qui concentre les deux tiers des 34 millions de personnes vivant avec le virus dans le monde. Malheureusement, ces progrès restent insuffisants. L'OMS vient de préconiser une mise sous traitement plus précoce des malades. 8 millions de personnes supplémentaires auraient un besoin immédiat d'antirétroviraux. Surtout, nous perdons toujours la course de vitesse avec le virus: pour deux personnes mises sous traitement, ce sont cinq nouvelles infections qui surviennent.
Or, au prétexte de la crise, les pays développés hésitent à dégager les moyens nécessaires. Un des scénarios "réalistes" établis par le Fonds mondial de lutte contre le sida mise sur un total de 13 milliards de dollars pour les trois années 2011-2013, soit une augmentation de 30% par rapport à la période précédente. Mais c'est au minimum un doublement des moyens du Fonds, soit 20 milliards de dollars sur trois ans, qui serait nécessaire pour garder le cap d'un accès universel à la prise en charge du sida, un engagement maintes fois répété par le G8, le G20 et les Nations unies.
Or, une modeste taxe "Robin des Bois" (voir www.coalitionplus.org) de 0,005% sur les transactions de change interbancaires des quatre principales monnaies dégagerait de 40 à 60 milliards de dollars par an. En tenant ou non leurs engagements financiers contre le sida, c'est donc bien un choix de civilisation que feront les gouvernements des pays riches.
http://www.alternatives-economiques.fr/sida--tenir-les-engagements_fr_art_925_49344.html

Les bas bouches------------------------------------------------------------
Le marché de l’équita-bla-bla

  

« Tout d’abord, je vous précise que le cahier des charges de Rainforest Alliance » n’est ni bio ni équitable. Il définit un mode de gestion durable des exploitations agricoles et engagent des industriels dans une politique d’approvisionnement responsable, explique Marlyn Dufetrelle, qui représente la désormais célèbre ONG américaine auprès des médias français. Cette mise au point s’avère utile 5 ans après l’apparition de la marque en France. Les abus de langage ne sont pas rares dès qu’un groupe agro alimentaire communique sur l’adoption du logo en forme de grenouille verte. En 2008, Politis avait pu relever sur la documentation commerciale de Lipton (groupe Uinlever) que son thé du Kénya, certifié Rainforest Alliance, « respect(ait) les conditions du commerce équitable ». Alertée, l’ONG avait demandé à Lipton le retrait du document. En Avril 2009, un article du Figaro annonçait : « du chocolat équitable dans les barres Mars en 2020 ». Erreur ! Mars n’a pas signé avec Max Havelaar mais avec Rainforest Alliance. « Rainforest consacre plus de 90% de son budget à ces actions de terrain », explique Marlyn Dufetrelle. Comprenez que la communication autour de la marque est assurée et payée par les industriels, qui sont aussi de généreux donateurs de l’ONG. Ceux-ci peuvent faire à peu prêt ce qu’ils veulent. Le Seal users guidelines (règlement d’utilisation du sceau) définit les dimensions couleurs et supports d’impression du logo, l’affichage du volume de matière première certifiée, mais ne mentionne rien sur les contraintes de présentation de Rainforest. En France, le flou entretenu par les entreprises leur permet de profiter de la notoriété du commerce équitable dans son ensemble, en particulier de celle du logo Max Havelaar, qui dépasse largement celui de Rainforest Alliance. Plutôt que d’être précis sur la démarche, autant surfer sur la vague équitable pour vendre son produit : « grâce au cacao ivoirien issu de l’agriculture durable, nous pouvons continuer à proposer le plaisir du chocolat le plus intense à nos consommateurs, tout en améliorant les conditions de vie des cultivateurs et en contribuant à garantir un cacao de qualité supérieur à long terme » explique Pascal Bourdin, vice-président et directeur général en Europe de la catégorie chocolat du géant américain de l’alimentation Kraft Foods. Qualité, conditions de vie, environnement : la trilogie a déjà été utilisée par les promoteurs du commerce équitable depuis des années. Inutile de s’arrêter sur les détails rétorqueront ces multinationales qui brouillent les pistes en adoptant la certification équitable pour une marque et une certification durable pour une autre.
Politis, hors-série n°52, Mai-Juin 2010, page 14-15.
L’eau à la bouche ----------------------------------------------------------
Solidarité Nord-Sud: la santé pour toutes

  
La pétition "Non-assistance à mère en danger" lancée notamment par Oxfam et Médecins du Monde demande que les pays riches consacrent 0,1% de leur PIB au financement de la santé dans les pays en développement.

Oxfam, Médecins du monde et d'autres organisations non gouvernementales (ONG) lancent une campagne pour la santé des femmes des pays du Sud. Leur pétition intitulée "Non-assistance à mère en danger" demande que les pays riches consacrent 0,1% de la richesse nationale au financement de la santé dans les pays en développement et qu'ils soutiennent les politiques d'accès gratuit aux soins de base. En particulier pour les femmes et les enfants comme c'est déjà le cas au Népal, par exemple.
En plus de l'aide publique au développement, les iniateurs de cette campagne revendiquent aussi une taxe européenne ou internationale sur les transactions financières. Une partie de ses recettes serait affectée aux systèmes de santé du Sud. Aujourd'hui, la mortalité maternelle, au cours de la grossesse ou à l'accouchement concerne, 99 fois sur 100, des femmes de pays du Sud, soit 500 000 décès chaque année, dont la moitié en Afrique subsaharienne.
A ce jour, la santé maternelle et infantile constitue les deux plus gros échecs parmi les Objectifs du millénaire pour le développement fixés en 2000 par l'ONU. A cinq ans de l'échéance de 2015, il manquerait 36 milliards de dollars par an pour les atteindre. Si les ONG pointent la responsabilité des pays riches (la France, au lieu de consacrer 0,1% de son produit intérieur brut (PIB) à la santé au Sud, dépense moitié moins pour l'instant), elles n'exonèrent pas non plus les gouvernements du Sud. Alors que ceux-ci avaient promis de flécher 15% de leurs dépenses publiques vers la santé, seuls cinq pays d'Afrique ont respecté cet engagement jusqu'ici.
http://www.alternatives-economiques.fr/solidarite-nord-sud--la-sante-pour-toutes_fr_art_916_48773.html

Pour en savoir plus : http://www.santepourtoutes.org/
Les bouches d’aérations---------------------------------------------------

KONGO. 500 ans de colonisation, 50 ans d’indépendance…
1510 – 2010 : Série documentaire en trois épisodes.
Eklektik Productions, en coproduction avec Off World, est heureux de présenter Kongo, une série documentaire événement retraçant l’histoire du Congo et de la Belgique sur une période encore jamais couverte jusqu’à présent : cinq siècles, du débarquement des Portugais au Congo au XVe siècle à l’arrivée au pouvoir de Joseph Kabila. Ce projet a nécessité plus d’une année de recherches menées par plusieurs historiens et documentalistes, en partenariat avec des institutions universitaires et archivistiques de premier plan.
Cette série documentaire sera diffusée par la RTBF courant du mois de Juin, et par Canvas le 25 mai, le 1er Juin et le 8 juin dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance du Congo. Kongo relève l’ambitieux défi de retracer, dans un docu-fiction original de trois heures, l’Histoire et les histoires de l’une des régions les plus convoitées d’Afrique centrale, à travers une narration moderne faite d’archives et d’animation.
Basée sur des films d’archives et des documents inédits d’une qualité exceptionnelle, la série permettra au grand public de saisir, en trois épisodes, les grands enjeux de la présence occidentale en Afrique Centrale.
Kongo propose, en trois volets, une relecture sans concessions du passé pour une meilleure compréhension du présent :
• Episode 1 : La course effrénée (1510-1908). Réalisateur : Samuel Tilman.
• Episode 2 : Les grandes illusions (1908-1960). Réalisateur : Daniel Cattier.
• Episode 3 : Le géant inachevé (1960-2010). Réalisatrice : Isabelle Christiaens
Points forts et originalité de la série :
• Kongo repose sur des photos exclusives et des films inédits d’une grande puissance évocatrice. Les films d’archives sont issus du Musée de Tervuren, du Kadoc, de la Cinematek, de Belgavox, de la RTBF, de la VRT ainsi que des collections privées. Les archives inédites proviennent principalement des collections numérisées dans le cadre du projet Film Colonial réalisé à l’initiative des créateurs de la série, ainsi que de la numérisation récente des collections photographiques du Musée de Tervuren. La série Kongo propose, à travers ses trois épisodes, une véritable redécouverte de ce patrimoine cinématographique colonial méconnu. A l’instigation des créateurs de la série, ces films d’archives récemment numérisés vont par ailleurs être prochainement rapatriés en Afrique pour être mis à la disposition du public congolais, burundais et rwandais.
• Une narration polyphonique par des figures historiques célèbres (Lumumba, Kasa-Vubu...), oubliées (Lavigerie, Tippo Tip, Panda, Kimbangu, Ryckmans, etc.) voire anonymes (journaliste, négociant) qui ont contribué à la transformation du continent africain. En immersion dans leur époque et présents à l’écran sous forme d’animation, ils nous emmènent dans les coulisses de l’histoire en abordant les événements de manière plus personnelle, subjective, onirique ou symbolique.
• Le recours à l’animation permet une approche artistique originale et ludique, qui mêle les différents types d’archives (gravures, sons, photos, films,…) à des reconstitutions animées de moments-clés ou symboliques de l’histoire. L’animation donne également vie aux personnages narrateurs. L’animation est réalisée par le studio d’animation Walking The Dog. Cette série documentaire en 3 épisodes, qui fera également l’objet d’un long métrage, est coproduite par les sociétés Eklektik Productions, Offworld, la RTBF, Canvas, ARTE Belgique, la Communauté Française de Belgique, le Het Vlaams Audiovisueel Fonds, Motion Investment Group, avec le soutien du Programme MEDIA de la Commission Européenne, Wallimage/Bruxellimage, le Musée Royal d’Afrique Centrale et Belgavox.

Chantons sous les lampadaires

  
A Paris, du 1er au 21 mai, les musiques du monde font la fête dans la rue. Fixés aux lampadaires de la ville, des codes-barres permettrons à chacun d'écouter sur son téléphone mobile, des artistes comme Cesaria Evora ou Tony Allen.
Pour écouter Cesaria Evora, Salif Keita ou Melingo, il suffira bientôt de pointer votre téléphone sur leur visage. Magique ! Afin de promouvoir les figures marquantes de la world music, le Paris Mix - qui fédère une quarantaine de labels, producteurs, distributeurs et tourneurs - a eu l'idée de greffer des affiches interactives sur soixante-quinze lampadaires de la ville, entre le 1er et le 21 mai. Il était même prévu un système de « douches sonores », finalement trop coûteux. Le promeneur se contentera de codes-barres incrustés sur les affiches. Une photo, et son mobile lui livrera des contenus « rich media » sur Internet - chansons de l'artiste, vidéos, etc.
http://www.telerama.fr/musique/chantons-sous-les-lampadaires,55258.php


Les bouches bées----------------------------------------------------------

Où est passé le petit producteur ?

  
C’est la foire à l’équitable chez les multinationales. Depuis Mars 2010, l’enseigne Strarbucks annonce qu’elle distribue des expressos « 100% certifié fairtrade » dans toute l’Europe. Nestlé vend ces barres Kitkat sous le sceau fairtrade depuis Janvier en Angleterre et en Irlande, avec une longueur de retard sur Cadbury et ces barres dairy milk, flanqués du logo depuis fin 2009. Quant aux glaces Ben & Jerry’s (Unilever), elles « passent toutes au fairtrade », nous informent le site internet de Max Havelaar France. Ces annonces ont été reprises en boucle par une foule de sites et de blogs bien intentionnées. Voilà un signe que le « tout-éthique » est un bon vecteur de marketing viral, technique peu onéreuse pour aider à relancer la consommation de « produits plaisir » en ces périodes de crise. Mais à quoi correspondent exactement ces annonces ?
Starbucks avec plus de 16 000 salons de café dans le monde et principalement aux Etats-Unis, garde une taille réduite en Europe avec 1 600 salons. Passer à 100% de café certifié fairtrade vendu en Europe correspond à 10,7% du volume total d’achats de café vert effectués en 2009 par Starbucks Trading Company, la centrale d’achat du torréfacteur installé à Lausanne. A noter que le « 100% » concerne les boissons à base d’expresso, mais pas les cafés filtre de l’enseigne. Ils représentent 1,2% des ventes en France, mais on ne va pas faire la fine bouche…
Politis, hors-série n°52, Mai-Juin 2010, page 8
Les mots à la bouche------------------------------------------------------
Pourquoi les riches doivent gagner moins

  

Alternatives Economiques
n°291
Mai 2010
3,80€
Depuis la fin des années 1990, les revenus des riches ont augmenté dans des proportions spectaculaires. Or, rien ne justifie de tels écarts. Tout plaide au contraire pour qu'il soit mis fin à cette démesure.



Les bouches du Rhône-----------------------------------------------------

Alternatives économiques
Afrik.com
Télérama
Politis
Courrier international



Bouche-trou
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La caravane de l’intégration

  
Du 1er Mai au 31 Juillet : de Mauritanie à la côte-d’Ivoire

Durant 90 jours, la Caravane de l’Intégration d’Africable sillonnera 12 pays d’Afrique de l’Ouest pour célébrer le cinquantième anniversaire, et mettre en avant les succès de l’intégration régionale. La caravane sera constituée de véhicules tout-terrain (camions vidéo, transport logistique, transport des caravaniers, véhicule d’assistance, véhicule technique, camion de la solidarité, etc).

      Elle partira de Mauritanie le 1er Mai 2010 puis Dakar au Sénégal le 8 mai 2010, pour rallier Banjul (Gambie), Bissau (Guinée-Bissau), Conakry (Guinée-Conakry), Bamako (Mali), Ouagadougou (Burkina Faso), Niamey (Niger), Cotonou (Bénin), Lomé (Togo), Accra (Ghana) et finir à Abidjan (Côte-d’Ivoire) le 1er août 2010. Outre ces capitales, la caravane traversera les plus grandes villes historiques, touristiques et culturelles.

      A noter que trois des pays traversés : la Guinée Bissau, le Ghana et la Guinée Conakry ne célèbrent pas leur cinquantenaire en 2010. Les deux derniers l’ont en effet déjà célébré en 2007 et 2008, alors que la Guinée Bissau n’est indépendante que depuis 1974. Cela dit, compte tenu de l’enjeu lié à l’intégration régionale, qui est l’une des principales thématiques qui sera développée pendant ce tour de l’Afrique, Africable a décidé d’intégrer ces 3 pays, qui ont aussi beaucoup de leur culture à partager. L’ensemble des émissions qu’Africable diffusera durant les 90 jours de la caravane insisteront donc sur trois aspects majeurs :
• 50 ans d’indépendance
• 50 ans de développement
• 50 ans d’intégration
http://www.caravanedelintegration.com/#



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